À l’occasion du 17 octobre, date marquant l’assassinat de l’empereur Jean-Jacques Dessalines en 1806, le candidat à la présidence de la plateforme politique Viktwa, Wilner Joseph, appelle les Haïtiens à faire de cette journée un moment de recueillement, de réflexion et d’éveil de la conscience nationale. Il rappelle que Dessalines, père de l’indépendance haïtienne, a été assassiné au Pont-Rouge.
Selon Wilner Joseph, la mort de Dessalines ne représente pas seulement l’assassinat physique du père de l’indépendance, mais également celui d’un « projet national » fondé sur l’égalité, une meilleure répartition des richesses et la rupture avec les pratiques coloniales. Il estime que ce projet devait permettre de consolider la victoire du peuple haïtien sur l’injustice, les inégalités et toutes les formes de préjugés.
Le responsable politique présente Dessalines comme l’un des principaux héros de la lutte ayant permis au peuple haïtien de se libérer de l’esclavage et d’établir Haïti comme une nation libre et souveraine. Il considère également l’ancien empereur comme une figure symbolisant la rupture avec l’esclavage et la domination des peuples noirs.
Wilner Joseph estime que l’hommage à Dessalines ne doit toutefois pas se limiter à la commémoration du 17 octobre. Il appelle à faire de sa mémoire une exigence de vérité et de justice, notamment à travers des recherches rigoureuses sur les circonstances de son assassinat et les divisions qui avaient marqué les premières générations de dirigeants haïtiens.
« Justice pour papa Dessalines ne veut pas dire vengeance », affirme le candidat de Viktwa, qui appelle plutôt à refuser l’oubli et à rechercher la vérité historique. Il demande également que l’héritage de Dessalines ne soit pas instrumentalisé à des fins politiques ou utilisé pour diviser davantage la société haïtienne.
Wilner Joseph établit par ailleurs un lien entre l’héritage de Dessalines et les difficultés auxquelles Haïti est confrontée aujourd’hui. Alors que le pays traverse une grave crise sécuritaire, économique, sociale et institutionnelle, il estime qu’honorer le père de l’indépendance signifie œuvrer pour un État qui protège les citoyens, une justice impartiale, une économie fondée sur la production nationale et une éducation capable de préparer les prochaines générations.
Le candidat à la présidence de Viktwa appelle enfin les Haïtiens à prendre conscience de leur responsabilité envers les générations futures. Selon lui, la refondation du pays doit reposer sur la vérité historique, le respect des institutions, la justice sociale, la souveraineté nationale et l’unité, afin de transformer l’indépendance politique en une réalité de sécurité, de justice, de dignité et de développement pour tous les Haïtiens.
Rédaction : 1804 Infos
