Dans un rapport transmis au Conseil de sécurité des Nations unies le 3 septembre dernier, le Groupe d’experts sur Haïti met en cause plusieurs personnalités politiques, dont d’anciens parlementaires, pour leurs liens présumés avec des groupes armés qui terrorisent la population civile.
Les accusations portent notamment sur le soutien à des groupes criminels, la fourniture d’armes et de munitions, ainsi que l’utilisation présumée de gangs à des fins politiques.
Parmi les personnalités citées figure l’ancien député Prophane Victor, accusé d’avoir contribué à l’essor du gang Gran Grif, notamment en lui fournissant des armes.
Le rapport met également en cause l’ancien sénateur Youri Latortue, auquel il attribue un soutien aux gangs Raboteau et Kokorat San Ras, opérant dans le département de l’Artibonite.
De son côté, l’ancien député de Kenscoff, Alfrédo Junior Antoine, est accusé d’avoir fourni des armes, des munitions et des ressources financières à la coalition criminelle Viv Ansanm, ainsi que d’avoir soutenu des groupes armés à des fins politiques.
L’ancien sénateur Nenel Cassy est, pour sa part, accusé de contrôler un groupe criminel à Miragoâne et de soutenir des hommes armés pour servir ses intérêts politiques.
Ces accusations soulèvent de sérieuses questions sur les liens présumés entre certains anciens responsables politiques et les groupes armés qui plongent Haïti dans l’insécurité. Elles mettent également en lumière les enjeux liés à la circulation des armes et à l’éventuelle instrumentalisation des gangs à des fins politiques.
Rédaction: 1804 Infos
