L’ancien sénateur haïtien Moïse Jean-Charles a contesté dimanche 11 octobre les allégations formulées à son encontre dans le rapport S/2026/714 des Nations unies. Dans un message publié sur X, le leader de Pitit Dessalines exige des preuves vérifiables et demande, à défaut, le retrait de son nom des passages concernés.
« La vérité ne se décrète pas, elle se prouve ! », a écrit Moïse Jean-Charles. Il affirme avoir officiellement contesté les informations contenues dans le rapport et dit se réserver le droit d’engager toute action jugée nécessaire, en Haïti comme à l’international, pour défendre son honneur.
Cette prise de position intervient après un communiqué publié le 10 octobre par le parti Pitit Dessalines. La formation politique affirme avoir saisi le secrétaire général des Nations unies et le Groupe d’experts sur Haïti au sujet des allégations présentées aux paragraphes 153 à 159 du rapport, notamment celles attribuant à Moïse Jean-Charles un rôle personnel dans le contrôle du secteur des civelles, appelées « zangi » en Haïti.
Pitit Dessalines soutient que le commerce des civelles n’est pas, en lui-même, une activité illégale et rappelle que le ministère de l’Agriculture délivre des certificats aux exportateurs qui respectent les normes applicables. Le parti affirme que son leader n’exerce aucune activité commerciale dans ce secteur et demande aux Nations unies de fournir des éléments précis, vérifiables et suffisamment corroborés pour étayer les allégations le visant.
À défaut de preuves permettant d’établir le lien personnel mentionné dans le rapport, le parti demande que le nom de Moïse Jean-Charles soit retiré des passages concernés. Pitit Dessalines indique enfin qu’il se réserve le droit d’engager des démarches devant les instances nationales et internationales pour défendre son honneur et les droits de ses membres.
Rédaction: 1804 Infos
